Journée nationale en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites et hommage aux justes de France - Tours 37
23 juil. 2018

François Guguenheim et Paul Lévy, accompagnés de Mme Guitton et de ses petits-enfants déposent une gerbe au pied de la stèle © Photo NR
En ce dimanche 22 juillet 2018, la cérémonie commémorative des rafles de juillet 1942 avait lieu sur le site de l'ancienne école normale de jeunes filles à Tours Nord, sous la présidence de Mme Orzéchowski préfète d'Indre-et Loire.

La stèle à la mémoire des juifs internés dans l'école normale de jeunes filles les 15 et 16 juillet 1942. Photo F. Marchelidon ADIRP 37
Les 15 et 16 juillet 1942, arrêtés par la police nazie, avec la collaboration des autorités françaises, 236 Juifs de Touraine, hommes, femmes et enfants furent internés à l’école normale de jeunes filles, puis transférés au camp de La Lande, situé à 16 km de Tours, avant leur déportation et leur extermination à Auschwitz Birkenau. Une plaque commémorative, posée en 1993, atteste de cette tragédie.
Mr Lévy, président de la communauté juive de Tours, a rappelé le destin tragique qui frappa près de 1000 juifs partis de la gare de Tours pour les camps de la mort. Environ 700 juifs sont passés par le camp de Monts, tous réfugiés, déplacés, victimes des lois anti-juives de Vichy et de l'occupation allemande. Il rend ensuite hommage aux cinquante justes de Touraine.
Mr Guguenheim, délégué régional du CRIF, et vice-président du Comité français pour Yad Vashen, a rendu hommage à Simone Veil survivante des camps, et Jacques Lanzman, passeur de mémoire avec "Shoah". Il a conclu son discours par ces mots forts "Nous n'oublierons jamais".
Mme Orzéchowski a lu le message de Mme Darrieussecq, secrétaire d'état auprès de la ministre des armées.
Parmi l'assistance, Mme Loulier, née Giitman, qui a fait partie de la rafle de Tours les 15 et 16 juillet 1942 raconte son histoire à une journaliste de la NR. Nous reviendrons dans un prochain article sur l'histoire de Mme Loulier et de l'école normale de filles.
Témoignage d'une famille de justes
Christiane Guitton, accompagnée de Henri Joinovici l'enfant juif sauvé par son oncle René et sa tante Jeanne Nabineau a raconté l'histoire du jeune Henri.
Le témoignage de Mme Guitton à la NR

Christiane Guitton et Henri Joinovici, à l’issue de la cérémonie.
© Photo NR
Témoignage de Henri Joinovici au Comité Français pour Yad Vashem
Après le dépôt des gerbes et la sonnerie aux morts, les autorités civiles et militaires étaient invités à saluer les porte-drapeaux.

Les autorités civiles et militaires saluent les porte-drapeaux. Photo F. Marchelidon ADIRP 37