Podcasts : “1945. Les Déportés”, de Philippe Collin sur France Inter
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Capture d'écran.
France Inter nous propose par l'intermédiaire de Philippe Collin un podcast exceptionnel intitulé " 1945 . Les Déportés ". Une série en 8 épisodes de 55mn.
À propos de la série
Quatre-vingts ans après la capitulation allemande, la déportation et toutes ses victimes demeurent l’illustration de la sauvagerie nazie. À travers cette fresque documentaire en huit épisodes, découvrez ce que fut la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En 1945, les prisonniers de guerre, mais aussi et surtout les déportés vont enfin pouvoir rentrer chez eux. Du moins celles et ceux qui ont survécu à la forge hitlérienne. Quant à tous les autres, ils ont disparu dans la nuit du XXᵉ siècle. Résistants, otages, juifs, homosexuels, tziganes ou condamnés de droit commun, les déportés constituent une longue cohorte bigarrée, dévorée par un monstre insatiable : l’univers concentrationnaire. À travers les destins croisés de trois déportés français, cette nouvelle série aspire d’abord à expliquer ce qu’incarne cette figure complexe qui hante l’Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Qu’est-ce qu’un déporté ? Comment survit-on à cette expérience inhumaine ? En quoi la déportation continue de frapper nos esprits ? Pour répondre à ces trois questions, nous avons choisi de mettre en lumière trois parcours individuels qui vont nous accompagner tout au long de cette série.
En effet, le mot "déportés" recouvre diverses réalités incarnées par nos trois personnages. On a pu être déportés parce que résistants comme Edmond Michelet, déporté catholique et gaulliste et Gisèle Guillemot, déportée communiste. Résistants déportés dits "raciaux" parce que juifs comme Denise Kahn. Mais aussi déportés parce qu'ennemis du régime de Vichy, déportés parce que Tziganes, déportés homosexuels. Autrement dit, les déportés forment une longue cohorte d'adversaires et de victimes du nazisme. Leur point commun, la négation par les nazis et leurs supplétifs de leur dignité humaine, une véritable rupture civilisationnelle.
Dans un monde de plus en plus confus, où les derniers survivants vont disparaître, les trajectoires de ces trois déportés doivent aussi nous rappeler ce que fut la réalité de la déportation dans leur vie.
Aussi, à travers les nombreuses archives à notre disposition et appuyé par une équipe d’historiens, il s’agit de décortiquer les raisons qui ont conduit le IIIe Reich, suppléé par le régime de Vichy, à mettre en place cette funeste mécanique. Un camp de concentration est très différent d'un centre de mise à mort. Être un déporté résistant aux camps de Dachau, ce n'est pas être un déporté juif qui arrive sur la rampe à Birkenau pour y être directement exterminé. La déportation peut conduire à la fois à la détention des adversaires politiques dans des conditions atroces, mais aussi aux meurtres de masse.
Enfin, nous allons tous devoir apprendre à vivre sans celles et ceux qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale dans leur chair. Les déportés rescapés étaient des vigies conscientes des capacités de l'homme à organiser le pire. Mais cette expérience de la déportation a aussi permis de constater que dans les pires conditions de détention subsistent chez certains hommes et chez certaines femmes.
Ce documentaire en huit épisodes constitue le premier volet d’un diptyque consacré à l’année 1945.
Intervenants et bibliographie
Claire Andrieu, Professeure des universités en histoire contemporaine à Sciences Po Paris. Auteure de : « Le Conseil national de la Résistance : un programme fondateur » (Folio, 2025).
Fabien Archambault, Historien, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris-1 Panthéon Sorbonne, spécialiste de la culture politique au XXe siècle.
Tal Bruttmann, Historien, spécialiste de l’histoire de la Shoah et de l’antisémitisme en France
Laurent Douzou, Historien, professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Lyon, spécialiste de l'histoire de la Résistance, biographe de Lucie Aubrac, auteur de "Lucie Aubrac" (Perrin, 2015) et de “ La Résistance : une morale en action » (Découvertes Gallimard, 2010).
Zoé Grumberg, Agrégée d'histoire et docteure en histoire contemporaine (Sciences Po Paris), auteure de "Militer en minorité ? Le "secteur juif" du Parti communiste français après la Libération" (PUR, 2025).
Laurent Joly, Historien, directeur de recherche au CNRS. Spécialiste de l’antisémitisme durant l’Occupation. Auteur de : « Le Savoir des victimes, Comment on a écrit l'histoire de Vichy et du génocide des juifs de 1945 à nos jours » (Grasset, 2025) ; "La Rafle du Vel d'Hiv : Paris, juillet 1942" (Flammarion, 2023), de "La France et la Shoah - l'occupant, les victimes, l'opinion" (1940-1944) (Paris, Calmann-Lévy, 2023), de "La Falsification de l'histoire : Eric Zemmour, l'extrême droite, Vichy et les Juifs" (Flammarion, 2023).
Annette Wieviorka, Directrice de recherche émérite au CNRS. Spécialiste de la Shoah et de l’histoire des Juifs au XXe siècle. Auteure de : « Déportation et génocide : entre la mémoire et l'oubli » (Plon, mai 2025), “1945, La Découverte” (Seuil, 2015), “L’Ère du témoin” (Pluriel, 2013).
Olivier Wieviorka, Historien, professeur à l'École normale supérieure de Cachan, Paris-Saclay. Spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Auteur de : "Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale" (Perrin, 2023) et de "Histoire de la résistance 1940-1945" (Perrin, 2023)
Équipe
Récit et production : Philippe Collin
Réalisation : Violaine Ballet et Juliette Médevielle
Lectures : Bérengère Warluzel
Assistance éditoriale : Irène Ménahem et Fanny Petit
Documentation sonore : Frédéric Martin
Reportage : Martine Abat
Mixage : Basile Beaucaire Baptiste et Baptiste Collion
Sound design : Basile Beaucaire
ADIRP 37-41
Notre site : adirp37-41.over-blog.com
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